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Parce que jusqu’à présent, nous n’étions pas en vacances.

Arrivée à Senggigi, Lombok, après une nuit de bus sans embûches. Et ça, c’est une grande première. Quelque chose d’étrange se trame. Notre besoin de confort nous a menés dans cette station balnéaire au bord de la mer de Bali. Là-bas, il parait qu’il y a des plages sublimes, des bars qui les bordent, de quoi voir des poissons multicolores et avoir un bungalow les pieds dans le sable sans dépenser une fortune. Et d’ailleurs, l’argent importe peu à ce moment-là. Nous avons besoin de repos, de calme, et de jolis paysages sereins. De vacances, en somme. Nous avons besoin de nous faire plaisir. Nous trouvons un petit hôtel qui vient d’ouvrir et qui rutile le neuf et le plâtre, louons un scooter, et partons à la découverte de la côte de Lombok.

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C’est sublime. Une petite route qui longe la côte, grimpe sur les corniches, s’enfonce dans les plantations de cocotiers, vous fait découvrir des baies sauvages où les vagues s’écrasent lourdement sur la plage… Le temps n’est pas exactement au beau fixe, car c’est la basse saison, par ici. Mais cela sera notre salut.

Car le centre de Senggigi fait sérieusement penser à Juan les Pins. C’est blindé d’hôtels, de pizzerias, de restau fast food et de bars à thème, l’un propose des concerts live, l’autre offre un dance floor aux fous des nightclubs… Sauf que c’est, comme je viens de vous le dire, la basse saison. Et que la basse saison à Juan les Pins, c’est plus tranquille et reposant.

Nous serons les seuls dans cet immense bar au bord de la mer à boire des bières pour le coucher du soleil.

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Nous serons les seuls dans le resto qui sert du bakso (soupe avec un genre de boulettes à la viande et des pâtes) sur le bord de la route. Nous serons les seuls dans l’hôtel, sur la terrasse, à boire du rhum coco et à jouer au Shit Head (jeu de cartes).

Le lendemain, il pleut. Mais cela ne nous dérange pas. Petit dej au lit, grasse mat’, puis nous enfourchons notre destrier à moteur et partons snorkler (plongée en masque et tuba). Le type de l’hôtel nous a parlé de Malimbu beach, nous nous y rendons dare-dare. Il s’avèrera que le mauvais temps ne nous permettra pas de valider notre challenge, la mer est démontée et il pleut de grosses gouttes équatoriales. Nous resterons plus d’une heure à rouler dans les rouleaux et pouffer sous l’eau qui nous bringuebale sur la plage.

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Tartines de fous-rires et de franche rigolade, comme quand on avait 10 ans. Puis nous rentrons pour notre rituel du soir : De grandes Bintang (bière) bien fraîches, un dîner, et du rhum sur la terrasse de l’hôtel, avec la noix de coco fraîche qui va bien. Et franchement, après cette disette alcoolistique en pays très musulman, l’alcool est un vrai moment de détente et de plaisir.

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Et nous serons seuls durant toute cette deuxième journée, naturellement.

Le troisième jour, il fait divinement beau.

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Après notre petit dej au lit, nous quittons l’hôtel pour faire 10 mètres et se retrouver dans une chambre moins neuve mais très cossue avec véranda privative, le tout pour moins cher. Et à présent, il est temps de savoir ce que l’on fait après.

Perso, j’ai une idée très précise de ce que je veux faire, et ce depuis quelques temps. Car depuis que nous sommes partis, nous sommes passés à côté de pas mal de coins réputés pour être sublimes, mais qui étaient soit difficiles d’accès, soit hors de prix. Et il est temps que ça change. La plus grande attraction de Lombok ne se trouve pas à Lombok même, mais juste à côté : Les Gili Islands.

Tapez Gili islands sur Google images, et vous comprendrez pourquoi j’ai jeté mon dévolu sur ces trois îles, qui se situent à un kilomètre de Lombok. Ça a l’air d’être l’endroit de rêve. Le paradis. Des plages de sable blanc, des cocotiers, tout pareil que Senggigi, me direz-vous ? Eh bien non, il y a un petit plus : Sur les Gili, les engins motorisés sont interdits. Pas de bécane qui crache son pot d’échappement, pas de taxis, rien que des carrioles tractées par des poneys. Ou des vélos. Oui, oui, pour de vrai.

Ensuite, se pose le problème de quelle île choisir. Il y en a trois, avec trois ambiances différentes (n’oublions pas que c’est L’Attraction touristique de Lombok. Ils en ont fait des îles à thème). Gili Trawangan, la plus éloignée et la plus grande, c’est l’île de la fête, avec des jours officiels pour danser jusqu’au bout de la nuit (3 par semaine), des bars ouverts 24h/24 et tous les touristes qui se ruent dessus pour s’éclater le bonbon. Gili Meno, au contraire, est la plus petite, et décrite par les gens comme la plus tranquille, un genre de havre de paix pour qui veut se ressourcer ou bien un bon endroit pour une lune de miel. Par contre, du fait qu’elle soit moins fréquentée, il y a moins de restaurants, moins de bars, et du coup la vie y est plus chère.

Et puis Gili  Air. L’île entre les deux. Si Gili Air était l’un des trois ours que Boucle d’or dérange, elle serait le petit ours. Pas trop de monde, pas trop peu. Pas trop de fêtes jusqu’au bout de la nuit, juste au coucher du soleil.

Mais c’est une autre histoire.

Donc nous nous renseignons sur comment aller aux Gili. Ils veulent tous nous vendre leur package tout inclus où un chauffeur vient vous chercher à votre hôtel et vous dépose devant votre bateau qui vous déposera à la Gili de votre choix. C’est un peu cher pour ce que c’est. Nous répondons que nous irons en transport en commun, en Bemo comme ils disent dans le coin. Bemo et Pete Pete, même combat. Mais tous se mettent d’accord sur un même point, vendeurs de tickets comme réceptionnistes d’hôtels : Il n’y a pas de Bemo qui va de Senggigi au port d’embarquement pour les Gili. Nous trouvons cela étrange. Comment font les locaux pour se déplacer ? Puis au bout d’un moment, fatigués de chercher une réponse à un problème qui semble sans solution, non, non, il n’y a pas de Bemo entre Senggigi et le port, il faudra vous y faire, nous cédons à la tentation des tickets tout inclus. Se simplifier la vie de temps en temps ne peut pas faire de mal. Nous passerons le reste de la journée à nous promener sur notre destrier, au soleil, s’arrêtant sur une petite crique pour un petit bain, repartant sur la route qui nous dévoile ses charmes sous le soleil de Février, et la vie est belle.

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Au détour d’un virage nous nous arrêtons pour déjeuner au bord de la route. Il y a plein de petites baraques qui font cuir du poisson au barbecue et qui servent des noix de coco, le tout dans des huttes de bambou ouvertes sur la mer. Un régal pour les papilles et les yeux.

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Senggigi, qui aurait été un vrai calvaire si nous avions débarqué là pour les vacances d’été ou Noël, nous aura permis de nous ressourcer et d’apprécier la beauté de la côte Ouest de Lombok. Pas cons, les touristes. Ont pas choisi le plus mauvais endroit pour s’installer.

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Demain, nous partons pour Gili Air. Tous les locaux s’accordent à dire que c’est la plus jolie, la plus sympa et la plus calme sans pour autant être morte. Nous écoutons les locaux. Il faut toujours écouter les locaux.

Par contre, les locaux qui bossent pour le tourisme, on aurait mieux fait de ne pas les écouter.

Mais c’est encore une autre histoire.

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Filed by aureletclairevoyagent at février 28th, 2013 under Indonésie, Là c'est du concret, la route

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