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Ce qui s’est passé à Pacitan, restera à Pacitan.

Réveil après une petite nuit pour savourer notre petit dej inclus. Le directeur de l’hôtel est aux petits soins, il comprend très bien que le prix de sa chambre soit trop élevé pour nous et nous propose d’emprunter sa mob pour que l’on puisse se rendre dans un backpacker qu’il nous recommande. Nous débarquons chez Harry’s homestay, un repère d’occidentaux surfeurs tenu par un Indonésien… Et sa femme, une jeune française de La Rochelle en cloque de cinq mois. Très sympas, légèrement hippies sur les bords, très communautaristes genre si tu ne surfes pas, tu ne peux pas comprendre, mais somme toute accueillants. Les chambres sont belles, propres en sentent bon. Une grande première pour nos nez en Indonésie. Nous leur réservons la dernière chambre qu’il leur reste et leur louons un scoot. Puis nous retournons à notre hôtel de riche pour check out. Et là, surprise : Le directeur de l’hôtel nous explique qu’étant donné notre arrivée tardive la veille, nous sommes autorisés à rester jusqu’au lendemain pour le même prix. Du coup, la chambre devient très abordable. Adorable, ce type. Nous resterons une nuit de plus dans l’hôtel de luxe pour pas un rond. Ya bon.

Puis vu que nous avons été bien élevés, nous retournons chez Harry Homestay pour décaler notre réservation au lendemain. Nous discutons quelques minutes avec l’Indonésien futur papa et un type qui ressemble à s’y méprendre à Patrick Swaze, ils nous parlent de la région, de plages sublimes à trois quart d’heure de là, d’endroits où le surf est incroyable, nous plaisantons, c’est agréable. Un bébé qui semble n’appartenir à personne passe de mains gagas en mains gagas, il est tout nu, on nage en plein hippisme. Nous allons ensuite nous promener en ville et acheter nos billets d’avion retour pour Tarakan. La fin de l’Indonésie est programmée pour le 15 Mars à 15h15.

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Pacitan n’est pas ce que l’on peut appeler un endroit touristique pour occidentaux. Les locaux viennent souvent y passer le week-end, la plage immense charrie de gros rouleaux mais n’invite pas tellement à la baignade, si tu es blanc et surfeur c’est le place to be, sinon… C’est juste sublime. La baie est sauvage, préservée des constructions en béton par un arrêté préfectoral qui a déclaré le bord de mer « zone non constructible », des collines de part et d’autre, pas grand monde en semaine, on y est bien. Le soir, nous allons nous chercher de quoi nous sustenter dans un warung (resto) en bord de route et mangeons au bord de la mer, seuls avec nos quatre grandes bouteilles de bière. Nous sommes heureux, encore une fois. Puis nous allons nous coucher car la nuit a été courte.

Le lendemain, notre mission officielle est d’aller voir cette plage sublime. Nous enfourchons notre scoot de location à défaut d’un Perceval ou d’un Karadoc qui sont quand même les meilleures bécanes du monde, dans un état impeccable, ce qui n’est vraiment pas le cas de tous les scoots indonésiens que nous avons conduits jusqu’ici. La route est incroyable. Java dans toute sa splendeur. Il fait divinement beau. Nous roulons le long de falaises surplombant la mer, puis nous enfonçons dans des villages à l’architecture colorée, où la jungle tient une place importante. Un détour par une homestay où un Australien et sa femme viennent d’emménager pour échanger quelques mots, puis nous arrivons dans un port de pêche où une mer tranquille lèche les bateaux accostés sur la plage.

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Que c’est beau !

Quelques kilomètres encore et là, c’est l’hallu.

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La chaleur est cependant écrasante et pour cause : Il est midi. Nous ne résistons pas à un petit bain dans un coin calme d’une crique. Je vous jure qu’aucune des photos suivantes n’a été retouchée.

p1030900-2.jpgp1030907-copie.JPGp1030917-2.jpgp1030926-2.jpg 

Désolée, pendant ce temps-là, à Paris,  il neigeait.

Puis nous rentrons.

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Pacitan est vraiment un endroit où il fait bon vivre.  En deux jours, nous avons pris nos marques et c’est comme si nous vivions ici. Nous établissons nos quartiers à Harry Homestay pour de bon, comprenons par la même occasion à qui est le gamin (la plus hippie surfeuse quarantenaire de toutes les suissesses), puis assistons à un coucher de soleil à couper le souffle.

img_2619-2.jpgimg_2620-2.jpgNon, ceci n’est pas l’image d’un film de David Lynch. 

Nous repartirons le lendemain en mini bus pour Yogyakarta, notre ultime destination avant de rentrer à Tarakan. Il parait que c’est l’une des villes d’Indonésie qui vaut le plus le coup. Plein de choses à faire et à voir, là-bas.

Hum.

Ça, c’est une autre histoire…

Filed by aureletclairevoyagent at mars 19th, 2013 under Indonésie, Là c'est du concret, la route

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