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parce qu’un état d’urgence Thaïlandais à un je-ne-sais-quoi d’apaisant…

Lundi 15 avril

Kuala Perlis, à 45 kilomètres de la frontière Thaïlandaise, le plein est fait, nos sacs sont attachés, nos ventre remplis, nos vessies vidées (ça vous fait rêver tout ça hein mes cornets de frites ?).

En un mot nous sommes parés !

Et comme on dit parce qu’un est des joyeux drilles : on se Thaï de là.

En route pour le petit poste frontière de Wang Kelian.

Il fait une chaleur à cuire un porcelet et le paysage s’améliore car de petites routes de montagne traversent une splendide réserve naturelle, où les palmiers à huile sont bannis. Tant mieux pour eux !

Et nous arrivons.

Passons l’immigration Malaisienne, ce qui est une partie de rigolade.

Puis nous approchons du poste Thaïlandais.

Remplissons un formulaire, puis un second pour les motos, et nous voilà passés.

Au premier abord rien de changé. La route est en bitume.

Mais régulièrement nous passons des barrages routiers tenus soit par des militaires, soit par des policiers.

Tous souriants.

C’est vrai que nous avons oublié de vous dire que le sud de la Thaïlande est dans une situation peu stable.

Six de ses provinces sont d’ailleurs en état d’urgence, avec couvre-feu, patrouilles armées et tout le toutim.

Pourquoi ?

Comme d’habitude, quelques connards Islamisants qui veulent récupérer un morceau de terrain qui n’est pas à eux, et pour ce faire font péter des bombes.

Mais la route est sereine, même si comme nous allons nous en apercevoir, la vraie difficulté est que tout est en Thaï.

Quelques kilomètres, puis notre première halte dans un bourg de la banlieue de Satun.

Un boui-boui en bambou, où l’on nous sert exactement les mêmes nouilles sautées qu’en Malaisie.

A cette différence près que c’est plus fin, plus agréable. Il y a un je sais quoi en plus.

D’abord un vrai amour de la bouffe, et quelques herbes et végétaux qui rendent nos plats goûtus.

Oh ce n’est pas encore le Nirvana, mais on progresse et c’est encourageant pour la suite.

La dame qui nous sert est tout sourire. Et comme on a soif on demande une bouteille d’eau, qu’elle va chercher au supermarché d’à côté, pour nous faire plaisir.

Les bistrotiers parisiens ont encore du boulot.

Et elle nous apprend à dire bonjour et puis merci. On se souvient de merci c’est déjà un début.

Puis on repart, on a encore une centaine de bornes à parcourir et derrière nous le ciel à préféré la teinte grise et menaçante au joli bleu qui lui seyait pourtant à merveille.

Alors on repart, en suivant les rares sous-titres de panneaux de signalisation en Thaï, puis on s’arrête pour prendre de l’essence ce qui donne lieu à une sacrée rigolade.

Je vous explique pour vous qui êtes si loin. Oh si loin de nous…

Dans les pays précédents, même quand nous ne savions pas comment demander quelques chose, nous pouvions montrer ce qui nous intéressait.

Ici l’alphabet consiste en une suite de très jolis caractères dont aucun ne ressemble à ceux que l’on m’a appris au lycée (j’avais un peu de retard), composés d’une ou plusieurs parmi les 44 consonnes mais également de quelques unes des 48 voyelles ou diphtongues qui composent cette jolie langue.

Donc dans une station service (par exemple car cela peut se passer n’importe où ailleur), même pas besoin d’espérer pouvoir montrer le signe sans-plomb 95 car cela s’écrit autrement.

Et n’essayez pas non plus de l’apprendre par cœur, à moins d’avoir une très bonne oreille, car il existe 5 tons pouvant changer le sens du même mot.

Alors demander de l’essence en Thaï et finir roué de coups parce que vous avez traité la digne mère du pompiste de soupe de bulots moisi… sans façon.

Donc depuis notre arrivée dans ce doux pays, nous poussons nos mobs.

Et trouvons des jolis coins pour faire des pauses.

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Autre phénomène appréciable, après avoir parcouru quelques kilomètres dans les terres, les autochtones se sont mis à être plus souriants, plus communicatifs, et surprise, des petites pépées courtes vêtues pilotent leurs mobs à fond, et cheveux aux vents…

Ah les cheveux féminins!! C’était devenu presque un souvenir imaginaire.

Mais c’est pas tout ça, il va nous falloir trouver de quoi dormir ce soir, et Claire, le GPS de l’équipe, a repéré sur une carte un petit bled au bord de l’eau.

Que nous cherchons, pas très longtemps parce que malgré les panneaux en Thaï, on est un peu des aventuriers de l’extrême avec un très bon sens de la débrouillardise, et c’est  ainsi que le nez au vent nous déboulons à Pallian.

Une rue d’une centaine de mètres, des gens qui nous regardent passer avec circonspection mais respect.

Plus loin, un bord de mer, quelques bungalows, un jeune home qui nous accueille avec un sourire mais un éclair de panique dans les yeux…

Il ne parle pas anglais et le langage des signes ne semble finalement pas totalement universel…

Mais après une demi-heure de palabres, et un coup de fil à son patron, un sourire éclaire son visage ! Message reçu. Il nous montre une chambre, très propre, avec une salle de bain du même standard, nous donne deux bouteilles d’eau, deux serviettes et nous voilà les rois du monde.

Oui nous sommes souvent les rois du monde, et c’est un peu normal aussi, vous avez vu notre vie ?

Face à nous l’océan.

Une petite jetée au bout de laquelle le soleil amorce une descente lente et majestueuse.

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Et quelques Thaïlandais venus là pour passer le weekend.

Y’a même un endroit qui rappelle le Maine.

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Bien sûr il n’y a jamais que du bon (sauf dans le cochon) et notre petite expédition à moto pour trouver un petit restau s’est soldée par un bon repas.

Et un génocide d’insectes venant s’éclater bêtement sur nos sourires béats.

Dont une flopée de moustiques.

ça nous fera un dessert.

Le lendemain nous irons baguenauder dans le coin, nous ferons copain avec Wiwat et sa famille. Wiwat est policier à Pallian, et à notre arrivée pour dîner, au petit restau de bord de mer où il se trouvait, il nous a accueilli avec un brandy-eau-gazeuse. Serré.

Puis séances photos, discussions anglo-thaï, et adieux émus (et titubants le concernant)

On a vraiment une vie qu’on ne conseillerait pas à notre pire ennemi.

 Ça serait gâcher !

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Sur ce, une bonne nuit réparatrice car demain nous partons pour une nouvelle aventure, aventureuse comme TF1 nous l’a bien montré il y a quelques années !

 En attendant, rassurez-vous, il semble que l’on ne soit pas seul sur terre!

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Filed by aureletclairevoyagent at avril 23rd, 2013 under Thaïlande, Là c'est du concret, la route

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