Navigation | où il est question de marchés parce que vous aimez ça… et d’autres plaisirs!

où il est question de marchés parce que vous aimez ça… et d’autres plaisirs!

Voilà Koh Chang c’est enfin fini !

Marre de cette vie d’oisiveté luxueuse, retour sur la route pour un marathon que Marathon man (vous savez, ce super héros vêtu d’un jogging Adidas et d’une cape fluo) ne soutiendrait pas. Et pourtant ce n’est pas vraiment un pédé.

Alors, enfourchons nos désormais célèbres chevaux de feu et partons.

20 kilomètres pour rejoindre le ferry. Claire est nostalgique et la mer est turquoise alors ça va…

blog-yen-a-une-qui-chouine.jpg

blog-ferry-depart-de-koh-chang.jpg

Puis 20 autres kilomètres pour débouler sous une canicule - qui tuerait des milliers de vieux si on était en France et que le gouvernement n’avait pas regardé la météo – débouler donc à Trat.  Une grosse journée de route hein ?

Trat ne fait pas super super exotique comme nom, ça fait un peu petit bourg à côté de la riante ville de Sallanche.

Mais  c’est une ville qui vaut le détour.

D’abord pour son nom. Nous sommes loin des Petchaburi, Hua-Hin, Koh Lanta ou autres Bang Saphan. Même si, je le concède, cette raison est un peu foireuse et ne plaît qu’à moi.

En même temps qui écrit ? Ouais !

Trat c’est une ville super jolie avec des ruelles bondées, bordées de maisons en teck colorées, ou pas, où l’on sent un esprit tranquille et détendu comme doivent l’apprécier les vieux pas trop snobs en maison de retraite qui ne sont pas morts de la canicule ci-dessus.

blog-ruelle-trat.jpg

Ensuite, il y a non pas un. Ni deux. Ni trois, mais quatre, oui quatre marchés !!

On sait que vous aimez ça on peut y boire du jus de coco fraîche dans un sachet plastique et avec classe et dignité.

blog-claire-coco-dignite.jpg

blog-aurel-coco-classe.jpg

Et vous trouvez de tout : du sain, du gras, du fleuri, du huileux, du vêtement, du un peu dégoûtant, du délicieux, du qui sent bon, du produit de la mer, du repas assis, du caoutchouc au kilo, de la crème au lait, des fruits chelous, des rotee banane, des mendiants, des mini-tacos sucrés, des noix de coco joliment découpées, des sourires, des poissons frits, des uniformes d’écoliers, des poissons séchés, du jarret de porc au miel, du qui pue, des tripes au bouillon, des jus de fruits au vinaigre, des boules au sésame, des rouleaux de printemps sucrés au maïs-coco-cacahuètes , du poulet frit, de la peau de poulet frite, des mangoustines, des crevettes sous toutes leurs formes, des tongues, des t-shits, des ragoûts de morue, une jolie fille, des supporteurs du FC Trat, et bien sûr un raton-laveur.

blog-marche-1-trat.jpg

blog-marche-2-trat.jpg

blog-marche-3-trat.jpg

blog-marche-4-trat.jpg

A Trat, il y a aussi une huile magique, de couleur jaune, dont l’usage principal est de stopper les démangeaisons cutanées. Ce qui, vous en conviendrez est pratique dans ces pays où le moustique sévit avec énergie. Et pour le même prix Mesdames et Messieurs, vous pouvez soigner vos plaies, vos maux de crâne, votre mal de mer ou d’avion, soigner votre rhume et même soigner la gonorrhée. Ce dernier point n’ayant pas été vérifié cliniquement, veuillez demander l’avis de votre praticien et arrêter de faire des bêtises non protégées.

A Trat tant qu’on en parle vous avez aussi la possibilité, après 2 minutes de conduite d’un véhicule motorisé, de vous détendre au bord de la rivière ou bien d’un joli marais verdoyant où des cigognes se prélassent en attendant la saison des livraisons d’enfant en Alsace.

blog-claire-marais.jpg

blog-marais-biere.jpg

blog-cigogne.jpg

Et puisque Manu ne nous lit plus, Trat c’est aussi la ville où nous avons trouvé la chambre d’hôtel la moins chère (5€uro) de tout notre trajet Thaïlandais. Elle n’est pas belle la vie ?

blog-chambre-trat.jpg

Nous y avons passé deux nuits avant de continuer notre inexorable progression vers notre prochaine destination : le Cambodge. A 90 kilomètres de là.

Donc ça y est nous sommes dimanche 12 mai, vous revenez sûrement de votre weekend de 5 jours à Pornic, Saint Trop’ ou encore Biarritz (car oui nous avons un lectorat haut de gamme), et vous avez trop mangé et trop bu.

Pendant ce temps là, il y en a qui bossent. C’est nous !

Quittons donc Trat, ses marchés, ses jolies bicoques, son huile jaune, sa rivière bucolique et ses hôtels bon marché, pour continuer notre descente le long de la côte Sud-Est de la Thaïlande.

La frontière Cambodgienne est toute proche. Nous pourrions y aller d’une traite.

Alors nous descendons, tranquillement, avec à notre droite la mer, jolie  mais agitée. Et à notre gauche une haute colline (tellement haute que je me suis demandé qi je ne devais pas utiliser le mot montagne à la place. Vous voilà dans les secrets de fabrication de nos articles de qualité), haute colline ou montagnette revêtue d’une splendide et touffue forêt tropicale.

C’est beau, c’est majestueux, c’est calme. Et ce mélange d’iode et de chlorophylle est un délice pour nos narines dilatées de bonheur.

La frontière Cambodgienne est toute proche. Nous pourrions, si nous étions des fous, y aller d’une traite.

Mais c’est mal nous connaître. Nous ne sommes pas fous. Un peu seuls sur terre parfois, mais on se soigne.

Car c’est tellement agréable qu’on décide de faire une dernière halte Thaïlandaise avant de changer de pays. En plus nous allons quitter la mer pendant un petit bout de temps et il faut sevrer ma gonzesse en lui donnant un dernier aperçu de bonheur maritime. Et en plus on est dimanche, et dimanche (Manu ne lit pas ce qui suit !) l’immigration Cambodgienne facture un Dollar de frais de tamponnage du weekend.

Alors replongeons dans l’exotique asiatique et stoppons à Khlong Yai.

Khlong Yai, déjà c’est plus exotique  comme nom. Et pour que vous compreniez bien tout, c’est une ville portuaire. Un gros village ou une petite ville, là c’est vous qui choisissez.
Vous allez sûrement faire vos français et vous dire : « oh encore un village de pêcheurs, tu vas voir qu’ils vont nous sortir un de leurs marchés ! ».

Eh bien non.

Imaginez un village de pêcheur, comme il se doit, dans une anse, avec une jetée. Vous voilà avec, en tête, une belle image cliché d’un village de pêcheur ?

C’est bien, alors poursuivons. Sur le principe vous n’êtes pas loin, maintenant agrandissez la taille du village pour en faire un gros village, voire même une petite ville de pêcheurs.

Collez-y un temple rococo.

blog-temple-rococo.jpg

Agrandissez la jetée, mettez-en une seconde, parallèle à la première. Posez sur chacune des maisons en rang d’oignon.

blog-jetee-1.jpg

Petite interruption de nos programmes :

rennbgh

C’est le message que m’a chargé de vous passer le gecko qui vient de tomber du plafond et sur mon clavier comme un fruit trop mûr, en faisant : Ploc !

Soyez rassurés, il va bien à part une légère honte.

Reprenons. Donc des maisons en rang d’oignon sur les deux jetées. Certaine, sur la jetée nord sont en piteux état, voire carrément inutilisables.

blog-jetee-2-defoncee.jpg

Entre les deux jetées, des bateaux, c’est donc un port.

blog-cest-un-port.jpg

Ce qui conclue la partie portuaire de cette description.

Et ça c’est juste pour vos yeux verts (ou d’une autre couleur mais honnêtement c’est moins joli):

blog-vue-de-ta-mer.jpg

blog-maisons-jetee.jpg

Toutes ces maisons sont, comme vous l’avez bien compris, sur des pilotis. Aux pieds de ces derniers vous trouverez selon l’heure et donc la marée,  de l’eau ou de la vase.

Dans la vase, voire sur la vase, voire dans les petites flaques d’eau que la vase gardât jalousement de la dernière décrue (on dit décrue pour la mer ? Celui qui m’apportera la réponse aura droit à un sachet de fraises tagada) : des poissons !

N’importe quoi hein ? Vous n’allez pas vous laisser raconter des fariboles comme ça ! Des poissons dans l’eau ok. Mais sur la vase ??? Et encore moins DANS la vase !!!! Ils ont abusé de Pad Thaï les « Sommes-nous seuls ». Sûr qu’ils ne sont pas tout seuls dans leurs têtes.

Ben si c’est comme ça que ça se passe dans les gros villages-petites villes de pêcheurs.

blog-poisson.jpg

Autrement Khlong Yai est un charmant bourg, où la vie semble être sereine, plein de petites ruelles boisées par les facades des maisons aux couleurs chamarrées de la vie.

Des circonvolutions, des sens interdits, on s’y perd facilement.

Mais heureusement mère providence dans son éternelle bonté nous permit d’en sortir en nous faisant tomber, au détour d’une rue, sur notre éternel sauveur : le marché !

Oui je vois vos yeux frétiller de joie ! Un marché.

Je ne vais pas vous faire l’affront de vous raconter une nouvelle fois à quoi ressemble un marché. Sachez juste qu’il y a plein de poissons, et de crevettes et de crabes, pour moins cher que votre café au distributeur de la boite où vous passez vos journées à user votre frétillante jeunesse.

Et qu’à côté, un homme à la figure ronde ornée d’une moustache comme dans Tintin et le Lotus Bleu et aux yeux bridés et amènes, prépare non pas le poison-qui-rend-fou mais la-soupe-de-nouilles-plates-au-canard-qui-rend-fou !

blog-poison-qui-rend-fou.jpg

Notre dîner

Et ça y ‘est il est 20 heures, allons nous reposer car demain, nous allons tenter de pénétrer dans un nouveau pays, et ce, légalement et sans se faire escroquer par les agents de l’immigration ni les douanes.

blog-frontiere-cambodge.jpg

Ce pays, est connu pour ses mines anti personnelles et la faculté de certains de ses habitants à parler la langue de Molière.

Je vous laisse deviner, ou relire cet article, un indice y est caché.

Sans nouvelles de notre part dans les mois qui viennent contactez le gouvernement français, ça veut dire que nous aurons foiré.

Des bises

Filed by aureletclairevoyagent at mai 15th, 2013 under Thaïlande, Là c'est du concret, la route

Archives

10 most commented

Latest 10 posts


Créer un Blog | Nouveaux blogs | Top Tags | 99 articles | blog Gratuit | Abus?