Navigation | Sortie de route, cochons à foison et orages tropicaux, Cambodge quand tu nous tiens!

Sortie de route, cochons à foison et orages tropicaux, Cambodge quand tu nous tiens!

Bien sûr William et son éponge folle sont délicieux, mais nous avons encore des choses à voir. Aussi en ce petit matin blafard et brumeux, nous sommes partis en direction de Takeo.

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40°, pas un souffle de vent à part celui de la vitesse.

Vitesse raisonnable sur la route 33. Obligé.

A la sortie de Kampot, le bitume cède la place à une route terreuse formée d’ornières. Notre système respiratoire s’emplit de poussière rouge.

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Notre vitesse de pointe est démente, frôlant parfois les 50 kilomètres par heure.
Ce qui est, quoi qu’il en soit, excessif, nous le savons et levons régulièrement le pied, pour s’arrêter.

Car ce que la route a de palpitant ne se trouve pas sur cette terre battue, malmenée par les pluies et les pneus des camions surchargés. Non c’est sur les côtés.

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Là que nous croisons, paisibles, des paysans menant leurs vaches paître dans les rizières. Que nous admirons au milieu de nulle part des temples Bouddhistes resplendissant d’or et de couleurs, et des villages ou le temps n’a pas de prise, sous ce ciel bleu pur.

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Bleu pur pas pour très longtemps car si vous ne le savez pas encore, le mois de Mai au Cambodge annonce l’arrivée de la saison des pluies. Pas de ces moussons incessantes qui vous trempent au fil du temps jusque dans la profondeur moelleuse de vos osses.

Non de beaux orages d’été. Venus de nulle part, larguant leur 5 centimètres d’eau en quelques minutes, et repartant voir ailleurs si il n’y aurait pas des jardins anglais à malmener. Et c’est un de ces gaillards que croise notre route sèche et poussiéreuse.

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Heureusement, les Cambodgiens ont une liberté d’entreprendre qui fait que chaque maison ou presque est partiellement transformée en troquet. Et qu’il y a de fait de quoi s’arrêter tous les 300 mètres.
Ce que - les premières gouttes qui devaient bien peser une livre chacune menaçant de nous assommer - nous fîmes.

Un échange de sourires, quelques signes de mains et nous voilà munis d’un ersatz local de Red Bull, alors que nous avions souhaité un Coca.

Mais on est à l’abri, et nous pouvons endosser nos habits de pluie, et faire de même pour nos chevaux ailés.

Notre produit dopant ingéré (avec une grimace parce que c’est dég’), nos sacs protégés du déluge, et nos corps souples imperméabilisés, nous repartons sur cette jolie route poussiéreuse, qui par je ne sais quelle magie s’est transformée en route boueuse et détrempée.

Pour les bronches c’est mieux, pour le look ça nous change du revêtement poussiéreux qui nous gagnait au fil des kilomètres.

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Et il n’y a pas que  nous qui changeons,  le paysage aussi.

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L’orage à disparu, et le ciel redevient bleu. Nous  zizgzaguons entre les mares boueuses qu’il a laissé sur son passage.

Quand nous le pouvons. Sinon, ben on fait comme les locaux. On lève les pieds très hauts pour ne pas voir les pieds trempés, et on essaye de garder l’équilibre.

Et la route et ses alentours continuent à nous émouvoir. Jusqu’à notre arrivée à Takeo, bourg reculé où les touristes n’ont pas encore établi leurs quartiers d’hiver.

Takeo où il n’y a rien de fabuleux, mais dont les alentours eux, le sont.

Figurez-vous une ville, au bord d’un lac peuplé de millions de nénuphars, bas car nous sommes en fin de saison sèche.

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Ce lac n’est pas un orphelin et a une centaine de frères et sœurs. Et comme tous ces lacs ont un sens de la famille bigrement développé, ils restent en contact grâce à plein de petits canaux.

Et au milieu de toute cette eau, des villages.

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Et toujours des chemins rouges, des enfants et leurs parents qui rigolent de joie en voyant débouler ces deux hurluberlus joviaux, qui slaloment entre les poules les vaches et les ornières boueuses.

Un villageois qui nous explique en Khmer (oui parce qu’au Cambodge on parle Khmer et pas Cambodgien) les travaux qui sont en cours dans le temple-village pendant que, grommelant sur la difficulté de la vie, un cochon de 200 kilos déambule librement, et que les petits du coin jouent aux billes ou à l’élastique.

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Une douceur de vivre qui réconforte. Si tant est que nous en ayons besoin!

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Alors si on vous dit un jour Takeo n’a rien de fabuleux, ne prenez pas ça pour argent comptant et allez y faire un tour pour vérifier.

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Filed by aureletclairevoyagent at mai 23rd, 2013 under Cambodge, Là c'est du concret, la route

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