Navigation | Des pistes de terre (rouge!), des seaux d’eau, du Khmer, un chaton, aucun panneau, et de projets d’ermitage…

Des pistes de terre (rouge!), des seaux d’eau, du Khmer, un chaton, aucun panneau, et de projets d’ermitage…

Voici une nouvelle aventure :

Le district de Ratanakiri est planqué là haut dans des montagnes. Ban Lung en est sa capitale. Notez que ce genre de configuration est rare, car en général un district porte le nom de sa capitale.

Ou le contraire.

Un de ses intérêts majeurs pour les touristes est qu’il est à quelques crachats de noyaux d’olive (ou de cerise si vous êtes plus sucrés) du Viêtnam et du Cambodge.

Aussi il n’est pas rare, même si cela n’est pas fréquent d’y croiser un blanc ou deux en transit.

Parfois même chevauchant une bécane Viêt.

Bref un bled. Avec un marché bien sûr.

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Pas palpitant en soi, mais bénéficiant de la gentillesse du pays qui l’héberge.

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C’est-à-dire une lumière défiant toute concurrence, des  montagnes alentour auxquelles on accède par des routes. En terre rouge forcément (je vous lâcherais pas avec ça!)

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Un météo qui rafraîchit l’air à gros coups d’orages à chaque tombée de la nuit.

Et quelques centres d’intérêt pas dégueux.

Des villages tribaux enterrant leurs morts comme au bon vieux temps. Des mines de pierre précieuse bleues. Ça c’est ce qu’on n’a jamais trouvé. Que je vous explique un peu…

Le Cambodge on vous le dit et on ne la répétera jamais assez : c’est classe ! Comme ce petit cul-nu qui va vient de hêler la vendeuse à quinze mètres de là pour s’acheter ses coquillages. Tout seul comme un grand!

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Ses habitants sont d’une gentillesse affolante et souriants, et c’est beau à presqu’en croire en Dieu.

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Nonobstant, il faut bien qu’il y ait une ombre au tableau (hormis les incontournables : corruption, impunité des dirigeants et de leurs proches et autre abus policiers).

Oui c’est un pays peu touristique, alors de fait pour d’orienter c’est pas vraiment du clafouti aux fraises.

Sur les grands axes, ça va encore. Tous les 50 kilomètre un panneau vous rassure sur votre destination. Sur les axes secondaires c’est un peu plus tendu, surtout si vous ne parlez pas Khmer.

Enfin sur les petites routes, à moins d’avoir une chance de cocu consacré, t’as pas ta chance.

Nous avons une carte routière, une carte de la région et ma gonzesse est un GPS.

Malgré ça, obligé tu te goures. Obligé.

Alors nous avons pris la route jusqu’au village tribal, en passant bien comme il faut devant les champs de roches. Une seule route  pourtant, pas le choix. Ben figurez-vous incrédules lecteurs, que si. On s’est planté.

Dans le cul le village tribal.

En lot de consolation ce joli petit lac poussé dans un cratère de volcan assoupi, voire défunt, nous à consolés.

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Et rafraîchis.

Le lendemain rebelote, nous partons visiter la mine de pierres précieuses. Là ça se corse, une intersection. On essaye à gauche. La route (si l’on peut dire) se transforme en petit chemin. Soit demi-tour et tentons la droite.

Une vingtaine de kilomètres dans des paysages lunaires et des plantations d’arbre à latex (délicieusement choupet au demeurant) un chemin tout riquiqui s’offre à nous.

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On est là, allons visiter.

Ah non, la pluie de la veille à transformé ce sous-bois en piste de bobsleigh. Un gadin et nous faisons demi-tour.

La mine à disparu.

Et voilà nos adorables postérieurs maculés de cette jolie boue rouge et grasse. Mais heureusement nous rencontrons des Cambodgiens sur la route, qui s’arrêtent. Nous sourient, et repartent.

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Comme la veille nous ne nous décourageons pas et profitons d’une jolie cascade de film d’explorateur pour nous rafraîchir. Et nous rincer.

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Revenons à la route.

Si vous ajoutez à cela que la seule carte potable du pays à tout faux sur les distances et le type de routes…

Heureusement elle se trompe en notre faveur. En annonçant 30% de kilomètres en trop. Mais pas toujours et ça pour se repérer ça n’aide pas.

Sinon nous avons vécu un peu de Ban Lung, bu des noix de coco, visité le marché, vu des temples…

Et avons monté une antenne de la SPA.

Un très jeune chaton menaçait de finir sa vie en agonisant de faim sous un arbuste. Ce que voyant, Claire n’a bien sûr pu laisser faire. Le bestiau étant gros comme une gamba, et faible comme le biceps d’une pétasse de la ville.

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Nous voilà parents à nouveau (Ginette, si tu nous lis, tu restes unique mais arrête de péter les lavabos de Laurence).

D’un jeune orphelin de 23 grammes nommé 9 ½.

Dont ma gonzesse s’est occupée comme une mère-poule, le nourrissant à la seringue et lui trouvant un foyer capable de s’en occuper.

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Voilà, mission SPA accomplie, nous pouvons reprendre notre route.

En visant le no man’s land Cambodgien. Le désert touristique absolu (de ce pays bien sûr, il y en a d’autres comme Montluçon ou le Doubs).

Figurez-vous que nous allons au réel cul du monde Cambodgien. Un endroit que Google ne connait pas. Un morceau d’Afrique en Asie. Une perle de beauté.

Pour ce faire, retour à Stung Treng. Vous connaissez maintenant. Siiii, vous savez, cet endroit avec la jetée incroyable, direct au centre du Mékong.

Là.

Et parce que c’est vous cher public aux yeux émerveillés : nous allons la tester cette fameuse jetée.

Oui !

Parce qu’on vous aime.

Que vous en rêviez même si vous n’osez pas l’avouer.

Et qu’en plus ça nous évitera un détour de 200 bornes.

Merci qui ? Merci Sommes-nous seuls sur Terre !

Filed by aureletclairevoyagent at juin 4th, 2013 under Cambodge, Là c'est du concret, la route

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